Portrait d'Alexane Rose

Le 14 décembre 2020

La Fondation pour l'Université de Lyon vous propose de découvrir l’interview d’Alexane Rose, alumni de la promotion 2018-2019 de la formation « Chef de projet plastronique » et maintenant Data Scientist au sein de la société NXP.

Quel a été votre parcours suite à votre formation « Chef de projet plastronique » ?

Après ma formation en plastronique effectuée dans le cadre du dernier semestre d’études à l’INSA Lyon, je souhaitais faire un stage dans le prototypage de nouveaux dispositifs médicaux. Deux possibilités s’offraient à moi : un stage très complet, qui touchait en tout point à la plastronique mais avec une application aéronautique, puis, un stage au sein de Siemens Healthineers. J’ai fait le choix de privilégier le secteur d’activité à la technologie et j’ai donc intégré Siemens. Le stage initial ne correspondant pas à mes attentes, je me suis familiarisée à la Data Science (science des données) et aux différentes méthodes de traitement de données et d’algorithme et j’ai décidé de changer mon sujet de stage afin de travailler sur de la maintenance prédictive pour l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) dans les hôpitaux. Ce qui m’a vraiment plu. J’ai ensuite rejoint l’entreprise NXP aux Pays-Bas en tant que Data Scientist.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre entreprise actuelle et sur votre fonction au sein de celle-ci ?

NXP est une entreprise qui conçoit et fabrique des puces électroniques. Les applications sont diverses : passeports, cartes bancaires, dispositifs radar pour suivre les migrations d'animaux sauvages, etc. La conception de ces puces demande un grand nombre de simulations qui utilisent des logiciels et de la puissance de calcul dans les Data Centers. Mon travail consiste à optimiser ces ressources et leur utilisation à grande échelle via l’architecture informatique.
Ce qui me plait dans mon métier, c’est de voir qu’avec les bons outils, on peut avoir de l’impact. Mon équipe et moi travaillons sur l’optimisation et la réduction de l'utilisation de nos Data Centers. À l’échelle de NXP, entreprise comptant plus de 10 000 ingénieurs en recherche et développement et effectuant plus d’un million de simulations par jour, les gains s'additionnent et se comptent en millions d’euros mais également en kilowattheures.


Quelles sont vos perspectives d’évolution ?

Pour le moment, je me vois continuer ma carrière chez NXP en tant que Data Scientist. À plus long terme, j’aimerais évoluer dans une position plus orientée stratégie. Mon objectif est de faire reconnaitre la Data Science comme un service pour l’ensemble de l’entreprise et pas uniquement pour l’infrastructure informatique en recherche et développement.

Maintenant qu’un peu de temps a passé, que retiendrez-vous de la formation « Chef de projet plastronique » ?

Ce qui m’a le plus marquée lors de mon parcours plastronique, c’est l’entraide entre élèves. De plus, je pense que les étudiants qui l’intègrent ont un avantage par rapport aux cursus dits « classiques ». Ils sont placés dans un environnement où ils n’ont guère le choix que de faire preuve de curiosité et d’écoute. Grâce à cette formation, je n’ai plus peur de poser des questions, ce qui m’est très utile dans ma vie professionnelle et privée.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants de la promotion 2020-2021 ?

Le conseil que je souhaite donner aux élèves de la nouvelle promotion plastronique est : soyez curieux, de nombreuses portes vous sont ouvertes. Votre carrière professionnelle ne se limite pas nécessairement au sujet étudié à l’université.